Radio-Canada, Valérie Boisclair, 29 octobre
« Le chevalier cuivré est un patient aux soins intensifs. On ne peut pas le déplacer dans un autre endroit en ce moment. »

Vue aérienne du terminal maritime de Contrecœur dans son état actuel. Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov
« Hasardeux », « spéculatif », « hypothétique » : le plan approuvé par le gouvernement fédéral pour compenser les habitats naturels qui seront détruits par l’expansion du port à Contrecœur prévoit, à terme, des « effets positifs » pour le chevalier cuivré, un poisson unique au Québec. Cependant, des biologistes redoutent chaque petite destruction dans un fleuve déjà sous pression.
L’Administration portuaire de Montréal (APM) a annoncé la semaine dernière avoir obtenu l’autorisation de Pêches et Océans Canada pour aller de l’avant avec son plan de compensation, qui lui permettra d’intervenir dans la zone du chevalier cuivré.
Ce plan mettrait toutefois en péril de nouveaux habitats essentiels de ce poisson, selon des informations d’abord rapportées par Le Devoir et confirmées par Radio-Canada.
L’expansion des installations à Contrecœur – un site choisi dans les années 1980 et qui appartient déjà à l’APM et au fédéral – est jugée nécessaire par les autorités portuaires pour augmenter la capacité de manutention de conteneurs. La guerre tarifaire avec les États-Unis a rendu ce projet d’autant plus pressant aux yeux du fédéral et du provincial, qui le financent.
En fait foi l’apparition du site montérégien dans la liste des chantiers prioritaires étudiés par le Bureau des grands projets du gouvernement de Mark Carney.
Or, les travaux prévus tombent exactement dans l’aire de répartition de ce poisson en voie de disparition.



