La Presse, Marie-France Létourneau, 21 octobre

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Le secteur des croisières génère près de 2300 emplois au Québec.
Le fleuve Saint-Laurent est une véritable autoroute bleue. Pourtant, l’industrie maritime, bien qu’elle fasse figure de moteur économique dans la province depuis fort longtemps, demeure relativement méconnue. Quatre chiffres pour en apprendre plus.
400 entreprises
Construction navale, services portuaires, transport maritime, croisières : l’industrie maritime rayonne large. Elle compte quelque 400 entreprises qui génèrent plus de 27 000 emplois, tant sur terre que sur mer. Le chiffre d’affaires total des entreprises québécoises des secteurs maritime et portuaire (y compris le tourisme fluvial) s’élève à plus de 3,1 milliards de dollars, selon un portrait du secteur dressé par le ministère des Transports et de la Mobilité durable. Tous secteurs d’activité confondus, Groupe Océan, Davie, Fednav et QSL figurent parmi les entreprises phares de cette industrie.
156 millions de tonnes
Les 20 ports commerciaux du Québec ne manquent pas d’action. Au total, ce sont environ 156 millions de tonnes de marchandises qui y sont manutentionnées annuellement. Le transport de grains, de minerais et de pétrole y occupe une place prépondérante. Selon la Société de développement économique du Saint-Laurent (SODES), le blé, le soya et le canola des Prairies et des États-Unis transitent par les ports du Québec et sont stockés dans les silos des terminaux céréaliers de Montréal, Sorel, Trois-Rivières et Québec. Autre exemple : la majorité du cacao au Canada vient de l’Afrique et s’arrête au port de Trois-Rivières. Le port de Gaspé manutentionne également les plus grandes pales d’éolienne en Amérique du Nord, selon la SODES.

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L’industrie maritime compte quelque 400 entreprises qui génèrent plus de 27 000 emplois, tant sur terre que sur mer.
329,3 millions de dépenses
C’est le total des dépenses enregistrées par les croisiéristes internationaux en 2024 dans les différentes régions le long du fleuve Saint-Laurent, selon une étude commandée par l’Association des croisières du Saint-Laurent. Les croisières internationales font escale à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Saguenay, Baie-Comeau, Sept-Îles, Havre-Saint-Pierre, Gaspé et aux Îles-de-la-Madeleine. Le port de Québec a accueilli le plus de croisiéristes en 2024, avec 108 navires et 218 073 jours-passagers. À 662 $ par jour, le port de Montréal a toutefois enregistré la dépense moyenne par passager la plus élevée, en incluant les dépenses liées à l’hébergement. Le secteur des croisières génère près de 2300 emplois au Québec.


