La Presse, Martine Letarte, 21 octobre

PHOTO DENIS GERMAIN, COLLABORATION SPÉCIALE
Julie Collette, vice-présidente exécutive administration et finances chez Gersol
Lorsqu’un dragage est réalisé dans un cours d’eau, les sédiments sont normalement déposés dans un bassin aménagé sur place pour les faire sécher pendant des mois. Ils seront ensuite transportés vers un site de disposition autorisé. Contactée par un client devant effectuer un dragage rapidement et sans bassin de séchage, Gersol a dû trouver une solution originale.
« Nous en avons trouvé une », affirme Julie Collette, vice-présidente exécutive administration et finances chez Gersol.
Pour y arriver, l’entreprise qui compte sur 25 années d’expérience en gestion de sédiments de dragage y est allée par essais et erreurs. « Les sites de disposition autorisés n’acceptent pas de sédiments trop liquides, explique-t-elle. Nous avons donc utilisé un amendement pour les épaissir au lieu de les mettre en bassin pour les faire sécher. »
L’opération a permis non seulement de rendre le mélange recevable pour le site de disposition autorisé, mais aussi, de réduire la facture. « Nous n’avons pas eu à décharger les sédiments dans un bassin et à revenir le prendre un an plus tard, donc c’est certain que ça fait moins de manipulations, illustre Julie Collette. Aussi, installer un bassin a un coût de renonciation pour le client qui ne peut pas utiliser cet espace pour autre chose, alors c’est ça aussi qu’on évite. »
Développée pour une organisation qui avait un besoin particulier, cette nouvelle technique peut maintenant être utilisée chez d’autres clients de Gersol. « Nous sommes les premiers à faire ça, ajoute Julie Collette. Tous nos clients nous disent qu’ils n’avaient jamais entendu parler de cette façon de faire avant. »
Travailler avec les entreprises locales
Avec sa dizaine d’employés, Gersol a son siège social à Sorel, un bureau à Québec et un à Sept-Îles. Elle réalise des travaux à la grandeur de la province.
C’est possible parce que l’entreprise travaille beaucoup avec de l’équipement et de la main-d’œuvre locale, d’après Yanick Blouin, vice-président exécutif développement et stratégie. « Ça nous donne de la flexibilité, explique-t-il. Nous sommes en discussion, d’ailleurs, en ce moment à Sept-Îles pour commencer à travailler en partenariat avec des Innus dans leurs régions. »



