La Presse, Joël-Denis Bellavance, 30 septembre 2025 – Avec la collaboration de Mylène Crête, La Presse
(Ottawa) Le projet d’expansion du port de Montréal à Contrecœur revêt une importance capitale pour le gouvernement Carney, dont l’ambition première est de réduire la dépendance du Canada face au marché américain, soutient le nouveau ministre des Transports, Steven MacKinnon.

PHOTO CHRISTOPHER KATSAROV, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE – Le terminal du port de Montréal à Contrecœur
C’est d’ailleurs pour cette raison que ce projet s’est retrouvé d’emblée sur la première liste des projets d’infrastructure d’intérêt national qui a été annoncée par le premier ministre Mark Carney le mois dernier. La facture de ce projet pourrait friser les 2,3 milliards de dollars en tout.
Des installations portuaires agrandies à Montréal permettront non seulement d’augmenter les exportations vers l’Europe, mais d’établir aussi une voie d’exportation directe entre le Canada et le Mexique, sans passer par les États-Unis – une option évoquée la semaine dernière par la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum.
« On a des entonnoirs. Le port de Montréal n’est pas assez grand. Il a exploité toutes les possibilités qui sont disponibles pour développer ses affaires. Donc, force est de constater qu’on se doit de faire une expansion physique des infrastructures. Et c’est ce qu’on va faire. »
« Pour que le Canada puisse diversifier ses marchés, on a besoin d’infrastructures porteuses d’est en ouest », a aussi souligné Steven MacKinnon, qui a pris la relève de l’ancienne ministre Chrystia Freeland, qui a quitté le cabinet il y a une dizaine de jours.



